Laval lance ses Assises du commerce pour réinventer son centre-ville
À Laval, l’avenir du commerce de proximité s’écrit désormais collectivement. Mardi 7 juillet 2026, la Ville et Laval Agglomération ont lancé leurs Assises du commerce au Quarante, devant une centaine de participants dont environ quatre-vingts commerçants. L’ambition : imaginer, avec les habitants et les professionnels, le centre-ville de demain — et lui donner des moyens concrets, avec un plan chiffré à 2 millions d’euros.
Une démarche participative ouverte jusqu’au 6 septembre
Plutôt qu’un plan de revitalisation décidé « d’en haut », la municipalité mise sur la concertation. Jusqu’au 6 septembre 2026, habitants, commerçants et partenaires sont invités à partager leurs idées et leurs attentes pour le commerce lavallois. Le tour de table est large : chambre de commerce et d’industrie, chambre de métiers et de l’artisanat, Laval Mayenne Aménagement, Laval Économie, Laval Tourisme, l’association Laval Cœur de commerces et l’Umih, qui représente hôteliers et restaurateurs. Une mobilisation qui touche autant l’économie locale que la vie quotidienne des habitants.
Dès la rentrée, des ateliers réuniront commerçants et partenaires pour transformer ces contributions en solutions opérationnelles. Cinq chantiers sont déjà identifiés : attractivité commerciale, expérience client, complémentarité entre les pôles commerciaux, accessibilité et transition écologique.
Des premières mesures attendues dès octobre
Le calendrier annoncé est resserré, et c’est ce qui distingue la démarche de nombreuses concertations restées sans suite :
- 7 juillet 2026 : lancement des Assises du commerce au Quarante ;
- jusqu’au 6 septembre : recueil des idées des habitants, commerçants et partenaires ;
- septembre : ateliers thématiques pour bâtir des solutions concrètes ;
- dès octobre : premières « mesures d’urgence », dans le cadre d’un plan de 2 millions d’euros.
En parallèle, la collectivité actionne le levier de la mobilité : selon le média Vert, les bus lavallois seront gratuits tous les mercredis à partir du 1er septembre, et la location de vélos électriques deviendra plus abordable pour les étudiants. De quoi faciliter l’accès aux commerces du cœur de ville sans voiture.
Un centre-ville qui résiste mieux qu’ailleurs
Fait notable : la préfecture de la Mayenne n’agit pas dos au mur. Interrogé le 8 juillet par ICI Mayenne, un expert du commerce estimait que « Laval a un commerce qui fonctionne plutôt bien relativement aux autres centres-villes ». Symbole de cette vitalité, les Halles gourmandes, installées en plein cœur de ville, viennent de souffler leur première bougie. Les services et artisans de proximité participent eux aussi à cet équilibre.
Le contexte national rend pourtant la démarche stratégique. Partout en France, des centres-villes voient les vitrines se vider, au point qu’un récent rapport parlementaire a formulé 43 propositions pour lutter contre la désertification commerciale. En choisissant d’anticiper plutôt que de réparer, Laval prend une longueur d’avance : il est toujours plus simple de consolider un commerce qui fonctionne que de ranimer une rue déserte.
Reste une inconnue : la capacité de la concertation à déboucher sur des arbitrages parfois sensibles — stationnement, loyers commerciaux, équilibre entre périphérie et cœur de ville. Réponse dès cet automne, avec les premières mesures issues des ateliers.
Questions fréquentes
Qu’est-ce que les Assises du commerce de Laval ?
C’est une démarche de concertation lancée le 7 juillet 2026 par la Ville de Laval et son agglomération pour construire, avec les commerçants, les habitants et les acteurs économiques, l’avenir du commerce du centre-ville. Elle s’appuie sur un plan de 2 millions d’euros.
Comment participer à la concertation ?
Jusqu’au 6 septembre 2026, habitants, commerçants et partenaires peuvent transmettre leurs idées et attentes à la Ville et à Laval Agglomération. Des ateliers thématiques prendront ensuite le relais en septembre pour élaborer des solutions opérationnelles.
Quand les premières mesures seront-elles appliquées ?
Les premières mesures dites « d’urgence » sont annoncées pour octobre 2026. Elles seront suivies d’actions de plus long terme issues des ateliers, autour de l’attractivité, de l’accessibilité et de la transition écologique.
